Mathématiques, mon amour

En classe de seconde, on m'a demandé de choisir entre première scientifique, économique ou littéraire.
Vu mon incapacité à assimiler les théories de la productivité ou à réaliser des mélanges chimiques sans dangers, j'ai donc naturellement choisi la littérature, nettement plus adaptée à mon caractère poétique et romantique... Ben oui. Bref, après avoir longtemps cru que le baccalauréat sonnait la fin des mathématiques dans ma vie, voici qu'elles me rattrapent. Et oui, matelot. Si tu veux savoir naviguer, il faut aussi savoir compter.
Et voici que Loïc, notre formateur, commence à nous parler de vecteurs. J'hésite entre feindre l'évanouissement ou sortir en courant et traverser le canal - ce qui me permettrait en outre de travailler un peu ma godille... Finalement, je me dis que la première solution n'est pas viable. Quant à la deuxième, il faudrait d'abord que j'apprenne à faire de la godille, justement...
Je commence par un exercice pas trop compliqué : une division sans calculette, juste de tête. Le vide. Pas moyen de me rappeler. J'essaie autre chose de plus simple, une multiplication. Le vide s'agrandit et m'aspire toute entière. Euh... il y a un propriétaire de calculatrice, dans la salle ?
Heureusement quelqu'un vient à mon secours et, patiemment, Florence m'explique ce que ma maîtresse de CM1 m'avait appris, 18 ans auparavant.
Je suis bonne pour quelques exercices en plus, avant de me coucher...