La formation commence par 15 jours de stage à Marseillan, à l'embouchure du Canal du midi, sur l'étang de Thau.
J'arrive avec Cathy, co-stagiaire dont je viens de faire la connaissance dans le train.
C'est une "glénanaise" pur jus, elle a ses entrées. Un copain à elle vient donc nous chercher au train. Après quelques kilomètres de route, nous prenons un chemin de terre où les trous s'adaptent à merveille aux roues de la voiture, signe que nous approchons de la base. Les Glénans ont l'art de s'implanter dans des sites à la limite de l'accessible.
Devant nous, une grande bâtisse du 17e siècle. C'est une ancienne maison d'éclusiers, toute en longueur. Elle a les pieds dans l'eau, avec ses bateaux amarrés juste devant la porte d'entrée. Ca laisse songeur...
La base fait penser à une île, avec d'un côté le canal et de l'autre, l'étang de Thau. Une grande maison, un jardin et des roseaux pour abriter les lieux du vent. Cet endroit a des airs de bout du monde.
Sauf que maintenant, il faut godiller. Entre la voiture et la maison, le canal. Un seul et unique moyen pour passer de l'autre côté : deux barques qui font les allers-retours au grès de ceux qui acceptent de venir vous chercher. "Ici, la godille, c'est le prix de la liberté" nous dit notre conducteur, en donnant des coups de poignet précis et fermes.Va falloir que je m'y mette, si je veux m'échapper de temps en temps...